Lois du travail de l’Île-du-Prince-Édouard (Guide 2025)

Publié: 2025-11-09

Quoi de neuf en 2025

  • Nouvelle version de la Loi sur les normes d'emploi (pas encore en vigueur)
  • Augmentation du salaire minimum
  • Loi sur la protection des travailleurs étrangers temporaires

Aperçu du droit du travail à l'Île-du-Prince-Édouard

Compétence fédérale ou provinciale

Les normes d'emploi sont régies par les lois fédérales et provinciales.

Le Code canadien du travail (CTC) fédéral couvre les normes d'emploi pour les entreprises du secteur privé sous réglementation fédérale. En réalité, le CTC s'applique à un petit pourcentage de travailleurs canadiens.

Les entreprises du secteur privé sous réglementation fédérale comprennent :

  • Transport aérien.
  • Les banques.
  • Élévateurs pour céréales, moulins pour aliments pour animaux et semences, entrepôts d'aliments pour animaux et usines de nettoyage des céréales et des semences.
  • Certaines activités des conseils de bande des Premières Nations et des gouvernements autonomes autochtones.
  • La plupart des sociétés d'État fédérales.
  • Opérations portuaires interprovinciales ou internationales, transport maritime, traversiers, tunnels, canaux, ponts et oléoducs et gazoducs.
  • Services postaux et de messagerie.
  • Diffusion radio et télévision.
  • Chemins de fer interprovinciaux et internationaux.
  • Certains chemins de fer d'intérêt local.
  • Services de transport routier interprovincial et international, y compris camions et autobus.
  • Systèmes de télécommunications, y compris le téléphone et Internet.
  • Extraction et traitement de l’uranium, ainsi que énergie atomique.
  • Toute entreprise essentielle à l’existence d’une des activités ci-dessus.

La plupart des employés sont assujettis aux lois du travail de la province ou du territoire dans lequel ils travaillent .

Ce guide couvre uniquement les employés réglementés par les lois du travail de l'Île-du-Prince-Édouard (Î.-P.-É.). et ne discute pas des normes fédérales.

Législation clé du travail

Les normes minimales d'emploi, comme le salaire minimum et les congés, à l'Île-du-Prince-Édouard sont décrites dans la Loi sur les normes d'emploi (LEP). La LNE s’applique à la plupart des travailleurs de l’Île-du-Prince-Édouard, à quelques exceptions près, notamment :

  • Vendeurs à commission et ouvriers agricoles : seules les dispositions relatives au paiement, à la protection du salaire, aux plaintes et à l'application des règles s'appliquent à ces travailleurs.
  • Travailleurs dans des maisons privées s'occupant d'enfants, de personnes handicapées ou de personnes âgées : les dispositions sur le salaire minimum et les heures de travail ne s'appliquent pas.
  • Employés visés par une convention collective : Seules les dispositions concernant les congés de maternité, parentaux et d'adoption, les congés de soignant, les congés de réserviste, le harcèlement sexuel, les congés payés, le paiement, la protection de la rémunération, les plaintes et l'application de la loi s'appliquent.

Mise à jour importante

À la suite d'un examen récent, une nouvelle version de la LEVD a reçu la sanction royale le 29 novembre 2024. Toutefois, cette version de la LEVD est en vigueur depuis septembre 2025 . Le lieutenant-gouverneur doit fixer une date pour que cela s'applique.

Les informations contenues dans cet article reflètent la loi de l'ancienne version de la LNE qui s'applique toujours aux employeurs et aux travailleurs de l'Île-du-Prince-Édouard. Le cas échéant, nous avons noté des changements significatifs dans la nouvelle version.

Les employeurs et les employés devraient rester attentifs au moment où la nouvelle LNE entrera en vigueur et revoir leurs responsabilités et leurs droits en vertu de celle-ci.

Salaires et règles de rémunération

Salaire minimum

Le salaire minimum à l'Île-du-Prince-Édouard est actuellement de 16 $ l'heure . Ce tarif passera à 16,50 $/heure le 1er octobre 2025 et à 17 $/heure le 1er avril 2026.

Chaque année, la Commission des normes d'emploi révise le salaire minimum à l'Île-du-Prince-Édouard.

Rémunération des heures supplémentaires

Les employeurs doivent payer les employés qui effectuent plus de 48 heures par semaine (44 heures en vertu de la nouvelle Loi sur les normes d'emploi) à 1,5 fois leur taux de rémunération habituel pour chaque heure supplémentaire effectuée.

Les semaines de travail standard (et donc les heures supplémentaires) sont différentes selon les secteurs :

  • Construction et entretien des autoroutes : 55 heures.
  • Transformation des fruits de mer : 55 heures.
  • Chauffeurs de camion : 55 heures.
  • Travailleurs des établissements de soins communautaires : 96 heures réparties sur 2 semaines.

Les employés et les employeurs peuvent convenir de mettre en banque des heures supplémentaires au lieu de recevoir une rémunération pour heures supplémentaires. Ces heures s'accumulent à raison de 1,5 heure pour chaque heure supplémentaire effectuée . Les employés doivent utiliser toutes les heures supplémentaires accumulées dans les 3 mois suivant leur obtention.

Indemnité de jour férié

L'Île-du-Prince-Édouard reconnaît huit jours fériés :

  1. Jour de l'An (1er janvier)
  2. Journée des insulaires (3e lundi de février)
  3. Vendredi saint (vendredi précédant le dimanche de Pâques)
  4. Fête du Canada (1er juillet)
  5. Fête du Travail (1er lundi de septembre)
  6. Journée nationale pour la vérité et la réconciliation (30 septembre)
  7. Jour du Souvenir (11 novembre)
  8. Jour de Noël (25 décembre)

Les travailleurs de l'Île-du-Prince-Édouard ont droit à un jour de congé payé pendant ces jours fériés, à l'exception des vendeurs payés à la commission et des ouvriers agricoles.

Pour avoir droit aux congés payés, les salariés doivent avoir :

  • A travaillé pour le même employeur pendant au moins 30 jours .
  • Salaire gagné au moins 15 de ces jours.
  • A travaillé selon leurs quarts de travail prévus immédiatement avant et après les vacances.

Pécule de vacances

Les salariés éligibles reçoivent leur salaire journalier habituel sous forme d'indemnité de vacances , même s'ils ne travaillent pas. Pour les salariés qui travaillent à des horaires irréguliers, la rémunération est calculée en faisant la moyenne de leurs heures ou de leur salaire au cours des 30 derniers jours.

Si un employé travaille un jour férié, il a droit à un salaire journalier normal, plus 1,5 fois son salaire horaire normal pour toutes les heures travaillées.

Les employés et les employeurs peuvent également convenir que l'employé prenne un jour de congé supplémentaire au lieu de recevoir 1,5 fois son salaire horaire habituel. S'ils le font, les employés reçoivent leur jour de paie habituel pour ce jour de congé.

Fréquence de paie et déductions

Les employeurs doivent payer leurs employés au moins tous les 16 jours . Chaque paie doit inclure tous les salaires gagnés jusqu'à 5 jours ouvrables au maximum avant le jour de paie.

Les employeurs doivent fournir aux travailleurs des relevés de paie pour chaque période de paie.

Les seules déductions que les employeurs peuvent effectuer sur le salaire de leurs employés sont celles qui sont :

  • Exigé par la loi.
  • Exigé par une ordonnance du tribunal.
  • Lié à un régime d’avantages sociaux collectif.
  • Demandé par le salarié dans le cadre d'un plan d'épargne.
  • Rembourser une avance sur salaire antérieure
  • Autorisé par écrit par l'employé

Les employés ne peuvent pas déduire le coût des uniformes de leur salaire, mais ils peuvent exiger que les employés versent une caution. Ce dépôt est plafonné à 25 % et doit être remboursé au salarié lors du retour de l'uniforme.

Horaires de travail et pauses

Horaires de travail standards

Une semaine de travail standard à l'Île-du-Prince-Édouard est de 48 heures (44 heures en vertu de la nouvelle Loi sur les normes d'emploi). La plupart des employés ont droit aux heures supplémentaires après avoir travaillé ce nombre d'heures.

Plusieurs secteurs ont des semaines de travail standard différentes, comme indiqué dans la section sur les heures supplémentaires ci-dessus. La Commission des normes d'emploi peut modifier le nombre d'heures d'une semaine normale de travail.

Aucune disposition de la LNE actuelle n'autorise la conclusion d'accords de calcul de moyenne. Toutefois, le nouveau SEC permettra aux employeurs et aux salariés de s'entendre sur une durée moyenne de travail sur une période de 2 à 4 semaines.

Pauses repas et repos

Les salariés doivent bénéficier d’une pause de 30 minutes de repos ou de repas non rémunérée après 5 heures consécutives de travail. Cette pause doit être payée si le salarié est tenu de rester sur le lieu de travail pendant celle-ci.

Les employés couverts par la Loi sur les normes d'emploi ont également droit à un minimum de 24 heures de repos non rémunérées par semaine. Si possible, ce jour de repos devrait inclure le dimanche (le nouveau SEC ne l'exige plus).

Quarts fractionnés et temps de garde

En vertu de la Loi sur les normes d'emploi, les employés qui doivent se présenter au travail en dehors de leurs heures normales ou qui sont renvoyés chez eux plus tôt doivent être payés pour au moins 3 heures de travail. Cela inclut lorsque les employeurs exigent que les employés assistent aux réunions obligatoires du personnel.

L'ESA actuelle ne couvre pas les règles concernant les équipes fractionnées. En vertu de la nouvelle LNE, les employés doivent effectuer tout quart de travail fractionné dans les 12 heures suivant le début du premier quart de travail.

Droits aux congés

Congé de vacances

Les salariés qui travaillent pour le même employeur depuis moins de 8 ans ont droit à 2 semaines de congés annuels pour chaque 12 mois de travail. L'employeur doit leur accorder leurs congés annuels dans les 4 mois suivant la fin de la période de 12 mois.

Ces travailleurs doivent recevoir une indemnité de vacances au moins 1 jour avant le début de leur congé, calculée à hauteur de 4 % de leur salaire sur la période de 12 mois.

Les salariés qui travaillent pour le même employeur depuis plus de 8 ans ont droit à 3 semaines de congés annuels pour chaque 12 mois de travail. Leur indemnité de vacances est calculée à 6 % de leur salaire sur la période de 12 mois.

Les employeurs doivent donner aux employés un préavis d'au moins une semaine avant leurs vacances.

Certains types d'employés ne sont pas éligibles aux congés annuels ou au salaire, notamment les vendeurs à commission et les ouvriers agricoles.

La nouvelle Loi sur les normes d'emploi réduit la période d'emploi continu de 8 à 5 ans et modifie le moment où les employés doivent recevoir une indemnité de vacances.

Congé de maladie et congé d'urgence personnelle

Les employés de l'Île-du-Prince-Édouard qui travaillent pour leur employeur depuis au moins 3 mois ont droit à jusqu'à 3 jours de congé de maladie sans solde tous les 12 mois. La nouvelle version de la loi sur les normes d'emploi augmente cette durée à 4 jours pour les salariés ayant travaillé au moins 30 jours.

Les salariés ayant travaillé pour le même employeur pendant 12 mois ou plus ont droit à un congé de maladie payé supplémentaire (plafonné à 3 jours) :

  • 12 mois d'ancienneté : 1 jour d'arrêt maladie.
  • 24 mois : 2 jours.
  • 36 mois : 3 jours.

Ces jours de congé sont rémunérés au taux de rémunération régulier de l'employé.

Les employeurs peuvent exiger un certificat médical si un salarié demande 3 jours consécutifs d'arrêt de maladie.

Congé médical (nouvelle ESA uniquement)

En vertu de la nouvelle Loi sur les normes d'emploi, les employés qui ont travaillé pendant au moins 90 jours peuvent prendre jusqu'à 27 semaines de congé sans solde sur une période de 52 semaines pour un traitement médical ou une convalescence, un don d'organes et de tissus, des soins d'affirmation de genre ou tout autre traitement médical qui les empêche de travailler.

Congé familial

Les employés peuvent accéder à jusqu'à 3 jours de congé sans solde par an pour s'occuper de la santé ou des soins d'un membre de leur famille immédiate ou élargie. Les salariés doivent avoir travaillé 6 mois avant de pouvoir accéder à ce congé.

Les membres de la famille immédiate comprennent le conjoint, l'enfant, le parent ou le frère ou la sœur de l'employé. Les membres de la famille élargie comprennent les grands-parents, les petits-enfants, les beaux-frères et sœurs, les beaux-parents, les gendres, les belles-filles, les tantes et les oncles.

Congé lié à un enfant gravement malade

Les employés qui ont travaillé pendant au moins 3 mois peuvent prendre jusqu'à 37 semaines de congé sans solde sur une période de 52 semaines pour s'occuper de leur enfant gravement malade. « Gravement malade » signifie que la vie de l'enfant est en danger à cause de sa maladie.

Les employés peuvent utiliser ce congé en une seule fois ou par intermittence, au moins une semaine de travail à la fois.

Les employeurs sont autorisés à demander des certificats médicaux pour étayer les demandes de ce type de congé.

Ce congé est protégé par l'emploi.

Congé de soignant

Les employés de l'Île-du-Prince-Édouard peuvent prendre jusqu'à 28 semaines de congé sans solde pour prendre soin d'un membre de leur famille souffrant d'un problème de santé grave qui risque de mourir au cours des 26 prochaines semaines. Un certificat médical doit appuyer les demandes de congé de soignant.

Le membre de la famille comprend :

  • Membres de la famille immédiate et élargie.
  • Nièces, neveux, parents adoptifs, pupilles et tuteurs.
  • Toute personne qui ressemble aux membres de la famille ci-dessus aux yeux du salarié.

Congé parental, de maternité et d'adoption

Congé de maternité

Les salariées enceintes qui ont travaillé au moins 20 semaines au cours des 52 semaines précédant le début de leur congé ont droit à un maximum de 17 semaines de congé de maternité non payé .

Les salariés doivent fournir un certificat médical confirmant leur date prévue d'accouchement pour être éligibles à ce congé. Ils doivent également en faire la demande par écrit à leur employeur, en précisant les dates de congé proposées, au moins 4 semaines avant la date de début prévue.

Le congé de maternité peut commencer à tout moment au cours des 13 semaines précédant la date estimée d'accouchement de la salariée. Les employeurs peuvent exiger que les employées commencent leur congé plus tôt si la grossesse nuit de manière déraisonnable à la capacité de l'employée d'exercer ses fonctions.

Congé parental et d'adoption

Les salariés qui deviennent parents d'un enfant (par naissance ou adoption) et qui ont travaillé pour le même employeur pendant au moins 20 semaines au cours des 52 semaines précédant le début du congé ont droit à un maximum de 62 semaines de congé sans solde .

Les employés doivent utiliser ce congé dans les 72 semaines suivant la naissance ou le placement de l'enfant.

Pour accéder à ce congé, le salarié doit introduire une demande écrite auprès de son employeur au moins 4 semaines avant la date prévue de début de son congé. Les salariés qui deviennent parents adoptifs peuvent introduire leur demande le jour où ils sont informés du placement de l'enfant.

Les salariées bénéficiant d'un congé de maternité et d'un congé parental doivent prendre leur congé parental immédiatement après la fin de leur congé de maternité. Le congé combiné de maternité et parental est plafonné à 78 semaines.

Le congé parental peut être prolongé jusqu'à 5 semaines lorsqu'un enfant souffre d'un état physique, psychologique ou émotionnel nécessitant des soins parentaux. Les employeurs peuvent demander un certificat médical pour appuyer les demandes de prolongation.

Les congés parentaux, de maternité et d'adoption bénéficient d'une protection de l'emploi.

Ces congés ne sont pas payés. Cependant, les employés peuvent être admissibles aux prestations fédérales d'assurance-emploi.

Congé de deuil

Les employés peuvent accéder à jusqu'à 3 jours consécutifs de congé suite au décès d'un membre de leur famille immédiate ou élargie.

En cas de décès d'un membre de la famille immédiate, seul le premier jour est payé.

Les membres de la famille immédiate comprennent le conjoint, l'enfant, le parent ou le frère ou la sœur de l'employé. Les membres de la famille élargie comprennent les grands-parents, les petits-enfants, les beaux-frères et sœurs, les beaux-parents, les gendres, les belles-filles, les tantes et les oncles.

Ce congé doit être pris immédiatement ou, au plus tard, à compter du jour des funérailles ou de la cérémonie commémorative.

À l'Île-du-Prince-Édouard, le congé de deuil couvre également la perte de grossesse.

Congé pour violence domestique ou pour soignants

Les employés qui ont travaillé pendant au moins 3 mois ont droit à jusqu'à 3 jours de congé payé et 7 jours supplémentaires de congé sans solde liés à la violence domestique, à la violence conjugale ou à la violence sexuelle. Cela inclut les employés qui sont eux-mêmes victimes et les employés dont l’enfant ou la personne dont ils s’occupent est une victime.

Les travailleurs peuvent prendre ce congé en une seule fois ou par intermittence sur une période de 12 mois. Les employeurs peuvent également demander des justificatifs pour ce type de congé.

Fonction de juré et congé civique

Les employés ont le droit de prendre un congé judiciaire sans solde pour faire partie d'un jury ou assister au tribunal en tant que témoin.

Autres types de congés

  • Congé pour disparition ou décès d'un enfant pour cause de délit : jusqu'à 52 semaines (en cas de disparition) et 104 semaines (en cas de décès) de congé sans solde pour les salariés ayant travaillé au moins 3 mois.
  • Congé d'urgence : congé sans solde pour la période pendant laquelle un employé est incapable d'exercer ses fonctions en raison d'une urgence publique, telle qu'une urgence de santé publique ou une urgence météorologique.
  • Congé pour réserviste : les membres de la Réserve des Forces canadiennes peuvent prendre un congé sans solde pour formation ou service après avoir travaillé pour leur employeur pendant au moins 3 mois.
  • Congé pour cérémonie de citoyenneté : 1 jour de congé sans solde pour les salariés ayant travaillé au moins 90 jours (dans le nouveau SEC uniquement).

Types d'emploi

Travail à temps plein, à temps partiel, occasionnel, temporaire et saisonnier

La Loi sur les normes d'emploi s'applique à tous les employés , avec des exceptions spécifiques. Cela signifie qu'il couvre tous les types d'emploi, y compris les travailleurs à temps plein, à temps partiel, occasionnels, temporaires et saisonniers, sauf exclusion expresse.

Il existe des règles spécifiques pour certains salariés. Par exemple:

  • Les salariés à temps partiel qui travaillent pour le même employeur depuis au moins 12 mois et travaillent moins de 90 % des heures normales de travail peuvent renoncer à leur droit aux vacances et recevoir uniquement une indemnité de vacances.
  • Les employeurs peuvent verser aux travailleurs saisonniers leur indemnité de vacances dans le cadre de leur taux horaire si le travailleur en est conscient et si cela est clairement documenté dans les dossiers de paie et les fiches de paie.

Entrepreneurs indépendants et erreurs de classification

En vertu de la Loi sur les normes d'emploi, un employé est une personne qui est payée pour effectuer un travail ou fournir des services à un employeur. L'Île-du-Prince-Édouard n'a pas de loi spécifique définissant les entrepreneurs indépendants.

Cependant, comme de nombreuses provinces, l'Île-du-Prince-Édouard examine généralement les circonstances de la relation pour déterminer s'il s'agit d'une relation entre un employé ou un entrepreneur indépendant.

Il est essentiel que les employeurs classent correctement les travailleurs. Les employés ont droit aux droits et protections prévus par la LNE, tandis que le contrat couvre la relation avec les entrepreneurs indépendants. Traiter un employé comme un entrepreneur indépendant pourrait entraîner des amendes et d'autres sanctions en vertu de la LNE.

Licenciement et salaire final

Exigences en matière de préavis

Si un salarié travaille pour un employeur depuis au moins 6 mois, celui-ci doit lui remettre le préavis de licenciement écrit suivant :

  • Salariés ayant entre 6 mois et 5 ans d'ancienneté : 2 semaines.
  • Salariés ayant entre 5 et 10 ans d'ancienneté : 4 semaines.
  • Salariés ayant entre 10 et 15 années d'ancienneté : 6 semaines.
  • Salariés comptant 15 années de service ou plus : 8 semaines.

Les employeurs peuvent également verser à leurs employés leur salaire normal en lieu et place de ces délais de préavis. Il est interdit aux employeurs d'obliger leurs employés à utiliser leurs congés annuels pendant leur période de préavis, bien que les employés puissent accepter de le faire.

Il existe diverses situations dans lesquelles les employeurs n'ont pas besoin de fournir un préavis écrit, notamment dans les cas suivants :

  • Il existe un motif valable de licencier le travailleur.
  • Le travailleur a été employé pendant 12 mois ou moins pour effectuer une tâche spécifique.
  • Des travailleurs ont été licenciés pour des raisons indépendantes de la volonté de l'employeur, comme la destruction d'une usine.

Lorsqu'un salarié décide de mettre fin à son emploi, il doit aviser par écrit son employeur :

  • Salariés ayant entre 6 mois et 5 ans d'ancienneté : 1 semaine de préavis.
  • Salariés comptant 5 ans ou plus de service : préavis de 2 semaines.

La nouvelle version de la Loi sur les normes d'emploi réduit le délai après lequel les employés ont droit à un préavis/une indemnité tenant lieu de préavis de 6 mois à 90 jours. Il ajuste également les délais de préavis requis.

Indemnité de licenciement

Aucune disposition de la Loi sur les normes d'emploi n'oblige les employeurs à verser une indemnité de départ.

Délais de paiement final

À la fin de leur emploi, les salariés doivent recevoir leur dernier salaire avant la fin de la prochaine période de paie . Le salaire final doit inclure toute indemnité de vacances gagnée et non utilisée.

Santé et sécurité au travail

Commission des accidents du travail

La Commission des accidents du travail (WCB) de l'Île-du-Prince-Édouard administre les lois provinciales sur la santé et la sécurité au travail.

Son programme d'indemnisation des accidents du travail offre des prestations financières aux travailleurs qui sont blessés ou tombent malades en raison de leur travail. Les cotisations des employeurs financent l’indemnisation des accidents du travail à l’Île-du-Prince-Édouard.

Devoirs de l'employeur

En vertu de la Loi sur la santé et la sécurité au travail (LSST) de l'Île-du-Prince-Édouard, les employeurs sont tenus de prendre toutes les précautions raisonnables pour offrir à leurs employés un environnement de travail sécuritaire . Pour ce faire, ils doivent :

  • Fournir du matériel bien entretenu aux employés.
  • Fournir la formation, les informations et la supervision nécessaires en matière de santé et de sécurité.
  • Assurez-vous que les travailleurs et les superviseurs comprennent les dangers sur le lieu de travail.
  • Consultez le comité mixte ou le représentant de l'employeur en matière de santé et de sécurité au travail, le cas échéant.
  • Se conformer à la LSST et mettre en place toutes les politiques ou programmes requis.
  • Créer un programme écrit de santé et de sécurité au travail, révisé chaque année ; s’applique uniquement aux employeurs comptant 20 travailleurs ou plus.
  • Établir un comité mixte de santé et sécurité au travail; s’applique uniquement aux employeurs comptant 20 travailleurs ou plus.
  • Créer une politique écrite en matière de santé et de sécurité au travail qui est révisée chaque année ; s’applique uniquement aux employeurs comptant 5 travailleurs ou plus.
  • Nommer un représentant en santé et sécurité; s'applique aux employeurs d'au moins 5 salariés qui ne sont pas tenus de mettre en place un comité de santé et de sécurité.

Les employeurs sont également tenus de créer et de mettre en œuvre une politique détaillant les mesures qu'ils prendront pour prévenir le harcèlement au travail et la manière dont ils enquêteront sur les allégations de harcèlement. Ils doivent également se conformer au Règlement sur le harcèlement au travail.

Droits des travailleurs

Les droits des travailleurs en vertu de la LSST comprennent :

  • Le droit d’être informé des dangers existants et des mesures qu’ils peuvent prendre pour se protéger.
  • Le droit de participer à la création d’un environnement de travail sûr.
  • Le droit de refuser d’effectuer un travail dangereux.

Les travailleurs ont également des obligations en vertu de la LSST, notamment :

  • Prendre toutes les mesures raisonnables pour protéger leur propre santé et sécurité et celles des autres sur le lieu de travail.
  • Utiliser tout équipement de protection ou de sécurité fourni par leur employeur
  • Se conformer à la LSST.
  • Signalez immédiatement tout danger ou problème de sécurité sur le lieu de travail.

Exigences de déclaration

Les travailleurs doivent signaler immédiatement tout accident du travail à leur employeur. Les employeurs ont 3 jours pour remplir et déposer un rapport de l'employeur auprès de la WCB en ligne, par courriel, par courrier, par télécopieur ou en personne.

Si la blessure est grave ou résulte d'une explosion, les employeurs doivent la signaler immédiatement à la WCB par téléphone au 902-628-7513. Une blessure grave comprend celles qui entraînent une perte de conscience, une fracture, l'amputation d'une jambe, d'un bras, d'une main ou d'un pied, la perte d'un œil, une brûlure majeure, une perte de sang importante ou la mort.

Exigences en matière de tenue de dossiers

Enregistrements requis

Les employeurs de l'Île-du-Prince-Édouard doivent conserver les registres de paie de tous les employés pendant 36 mois après avoir effectué leur travail. Ces enregistrements comprennent :

  • Noms, adresses, numéros d'assurance sociale et dates de naissance.
  • Taux de rémunération et salaire net pour chaque période.
  • Horaires quotidiens et hebdomadaires.
  • Salaire brut pour chaque période de paie.
  • Détails de toutes déductions.
  • Dates de début et de fin d'emploi.
  • Type de travail effectué par l'employé.
  • Dates de vacances.
  • Indemnité de vacances.
  • Congés payés.
  • Dates de tout congé et motif du congé.
  • Congés de maladie accumulés et payés.
  • Heures supplémentaires accumulées et utilisées.
  • Dates de licenciement, de suspension ou de mise à pied et tout avis connexe.

Droits et protections sur le lieu de travail

Droits de l'homme et lutte contre la discrimination

En vertu de la Loi sur les droits de la personne de l'Île-du-Prince-Édouard, les employeurs ne peuvent pas faire preuve de discrimination à l'égard de candidats ou d'employés en fonction de diverses caractéristiques protégées, notamment :

  • Âge.
  • Association.
  • Couleur.
  • Course.
  • Origine ethnique ou nationale.
  • Credo ou religion.
  • Antécédents criminels sans rapport avec le rôle.
  • Handicap, y compris la dépendance à la drogue ou à l'alcool.
  • Situation matrimoniale ou familiale.
  • Expression de genre ou identité de genre.
  • Croyance politique.
  • Sexe, y compris la grossesse.
  • Orientation sexuelle.
  • Source de revenus.

Les employeurs ne peuvent pas non plus exercer de représailles contre les individus qui déposent une plainte auprès de la Commission des droits de la personne.

Des aménagements raisonnables doivent être faits pour les candidats ou les employés présentant une ou plusieurs des caractéristiques ci-dessus afin de garantir l'égalité d'accès à l'emploi, à moins que cela n'entraîne des difficultés excessives pour l'emploi.

Les employeurs ne peuvent pas licencier ou pénaliser une employée parce qu'elle est enceinte, temporairement invalide en raison de conditions liées à la grossesse ou parce qu'elle demande un congé de maternité, parental ou d'adoption.

Processus de plainte

Les candidats ou les employés alléguant une discrimination au travail peuvent déposer une plainte auprès de la Commission des droits de la personne de l'Île-du-Prince-Édouard dans l'année suivant la discrimination alléguée.

La Commission travaille avec les parties concernées pour tenter de régler la question par un accord. Alternativement, la Commission enquête sur la plainte et décide si elle doit la rejeter, y mettre fin ou la renvoyer à une audience devant un comité.

Les parties ont 30 jours pour demander à la Cour suprême un contrôle judiciaire de la décision du comité si elles n'en sont pas satisfaites.

Politiques contre le harcèlement et la violence

Comme mentionné ci-dessus, les lois sur la santé et la sécurité au travail de l'Île-du-Prince-Édouard traitent du harcèlement au travail.

En vertu de la Loi sur les normes d'emploi, les employeurs doivent également déployer tous les efforts raisonnables pour garantir que leurs employés ne soient pas victimes de harcèlement sexuel sur le lieu de travail. Une partie de cette obligation comprend l'élaboration d'une déclaration de politique sur le harcèlement sexuel , qui explique comment les plaintes pour harcèlement sexuel peuvent être déposées.

Droits des travailleurs vulnérables

Travailleurs de jeunesse

La Youth Employment Act de l'Île-du-Prince-Édouard définit des normes d'emploi supplémentaires pour les travailleurs auprès des jeunes (employés de moins de 16 ans ). Il comprend des protections telles que :

  • Interdire aux jeunes de travailler dans la construction.
  • Limiter le moment où les jeunes peuvent travailler.
  • Exiger des employeurs qu'ils dispensent une formation avant de laisser un jeune travailleur travailler sans surveillance.

Travailleurs migrants

La Loi sur la protection des travailleurs étrangers temporaires de l'Île-du-Prince-Édouard et les règlements connexes sont entrés en vigueur le 1 avril 2025 .

La Loi offre des protections supplémentaires aux travailleurs étrangers temporaires, notamment en interdisant aux recruteurs et aux employeurs :

  • Faire payer les travailleurs étrangers pour les aider à trouver du travail.
  • Conserver les passeports des travailleurs étrangers.
  • Menacer les travailleurs d’expulsion.

La loi crée également un système de licence et un registre pour les recruteurs qui travaillent avec des travailleurs étrangers.

Ressources et soutien du gouvernement

Ministère provincial du Travail

Le site Web du gouvernement de l'Île-du-Prince-Édouard contient de nombreux renseignements et des liens vers les lois pertinentes sur les normes d'emploi.

Ressources fédérales

  • Code canadien du travail
  • Agence du revenu du Canada – Retenues sur la paie
  • Service Canada – AE et prestations parentales
  • Centre canadien d'hygiène et de sécurité au travail
  • Commission canadienne des droits de la personne

Clause de non-responsabilité

Les informations contenues dans ce guide sont uniquement destinées à des fins d’information générale et ne constituent pas des conseils juridiques. Les lois sur le travail changent fréquemment et les résultats peuvent varier en fonction de votre situation spécifique. Bien que nous ayons fait tous les efforts possibles pour garantir que les informations fournies soient à jour et fiables, nous ne pouvons garantir leur exhaustivité, leur exactitude ou leur applicabilité à votre situation spécifique. Pour obtenir des conseils, consultez l’autorité provinciale du travail compétente ou un avocat spécialisé en droit du travail.

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